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MOMO BAMBA, le prochain député de Man ? Chronique d’un pari qui dérange
Politique

MOMO BAMBA, le prochain député de Man ? Chronique d’un pari qui dérange

Par Franck Sami

C

contact@nimba24.com

Journaliste

17 December 2025 245 lectures
À Man, la politique a ses habitudes : mêmes visages, mêmes promesses, mêmes routes cabossées. Puis arrive Momo Bamba. Pas en fanfare, mais avec ce détail qui crispe les installés : il parle de résultats avant de parler d’élections. Dans une ville où l’on a appris à applaudir les discours et à attendre les actes, l’homme fait figure d’anomalie. Donc, forcément, d’espoir… ou de menace. Momo Bamba, ce n’est pas l’archétype du professionnel de la politique. Ancré à Man, connu des quartiers comme des villages périphériques, il cultive une proximité sans folklore. Pas de bains de foule calculés, pas de slogans en plastique. Il préfère expliquer ,parfois trop ce qu’il veut faire et comment. Un défaut, diront les cyniques. Une vertu rare, répondront les électeurs fatigués de la magie verbale. Son parcours parle pour lui : formation solide, expériences concrètes, engagements associatifs visibles. Rien d’exotique, mais l’essentiel est là : …
À Man, la politique a ses habitudes : mêmes visages, mêmes promesses, mêmes routes cabossées. Puis arrive Momo Bamba. Pas en fanfare, mais avec ce détail qui crispe les installés : il parle de résultats avant de parler d’élections. Dans une ville où l’on a appris à applaudir les discours et à attendre les actes, l’homme fait figure d’anomalie. Donc, forcément, d’espoir… ou de menace. Momo Bamba, ce n’est pas l’archétype du professionnel de la politique. Ancré à Man, connu des quartiers comme des villages périphériques, il cultive une proximité sans folklore. Pas de bains de foule calculés, pas de slogans en plastique. Il préfère expliquer ,parfois trop ce qu’il veut faire et comment. Un défaut, diront les cyniques. Une vertu rare, répondront les électeurs fatigués de la magie verbale. Son parcours parle pour lui : formation solide, expériences concrètes, engagements associatifs visibles. Rien d’exotique, mais l’essentiel est là : une crédibilité technique et un réseau social qui ne se limite pas aux périodes électorales. À Man, les chefs traditionnels l’écoutent, les jeunes le questionnent, les femmes l’interpellent. Il ne promet pas la lune ; il propose un calendrier. Dans une circonscription où l’agriculture nourrit mais n’enrichit pas, où l’eau et les routes restent des urgences, ce pragmatisme fait mouche. Face à lui, les adversaires ont l’expérience, les moyens, parfois l’arrogance tranquille des sortants. Momo Bamba, lui, a l’audace du nouveau. Sa plateforme est simple ; presque dangereusement simple : emploi local, agriculture rentable, santé de proximité, écoles fonctionnelles, transparence des fonds. Rien de révolutionnaire, tout d’indispensable. Satirique, la situation ? Oui : il faut désormais du courage pour promettre le minimum vital. Sa campagne ressemble à son style : terrain d’abord, discours courts, messages ciblés. Moins d’affiches, plus de porte-à-porte. Moins de grandes messes, plus de réunions utiles. Les réseaux sociaux ? Utilisés, mais sans illusions. À Man, le like ne remplace pas la poignée de main. Alors, Momo Bamba peut-il transformer Man ? La vraie question est ailleurs : Man est-elle prête à choisir un député qui travaille avant de parler ? Si la réponse est oui, alors le « visage nouveau » pourrait bien devenir la nouvelle norme. Et là, pour certains, ce serait la vraie satire.

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