Politique
Docteur Soumahoro Souleymane : le fils calme qui fait paniquer le système
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Journaliste
25 December 2025
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À Danané, la campagne législative ne se joue plus sur des sourires de façade ni sur des calculs d’appareils. Elle se joue désormais à découvert. Et au centre de la tempête, un nom revient avec insistance : Dr Soumahoro Souleymane. Le candidat indépendant, fonctionnaire à la Banque mondiale, longtemps catalogué comme trop calme pour déranger l’ordre établi, a décidé de parler. Et manifestement, certains auraient préféré qu’il continue de se taire. « Le fils est de retour ». La formule a claqué comme un uppercut politique. Derrière cette phrase, un message limpide : le retour d’un fils du terroir qui refuse de courber l’échine devant ceux qui, depuis des années, confisquent la parole et l’avenir des populations. Selon le candidat, la peur a changé de camp. Non pas la peur du bruit, mais celle de la vérité , celle qui met à nu les échecs, les promesses non tenues et …
À Danané, la campagne législative ne se joue plus sur des sourires de façade ni sur des calculs d’appareils. Elle se joue désormais à découvert. Et au centre de la tempête, un nom revient avec insistance : Dr Soumahoro Souleymane. Le candidat indépendant, fonctionnaire à la Banque mondiale, longtemps catalogué comme trop calme pour déranger l’ordre établi, a décidé de parler. Et manifestement, certains auraient préféré qu’il continue de se taire.
« Le fils est de retour ». La formule a claqué comme un uppercut politique. Derrière cette phrase, un message limpide : le retour d’un fils du terroir qui refuse de courber l’échine devant ceux qui, depuis des années, confisquent la parole et l’avenir des populations. Selon le candidat, la peur a changé de camp. Non pas la peur du bruit, mais celle de la vérité , celle qui met à nu les échecs, les promesses non tenues et l’absence criante d’espoir offert aux parents de Danané.
Cette fois, Soumahoro Souleymane ne s’est pas réfugié derrière le langage feutré des technocrates. Il a pointé du doigt ce que beaucoup murmurent à voix basse : une classe politique locale déconnectée, arrogante, incapable de regarder les populations droit dans les yeux. « Ils n’ont aucun respect pour vous », a-t-il lancé, appelant les parents à ouvrir les yeux et à reprendre leur pouvoir dans les urnes.
Le docteur a également rappelé, sans détour, qu’il n’a jamais été mêlé aux aventures politiques troubles du passé comme le mentor de ses adversaires qui était membre fondateur du CNT,un mouvement qui selon lui était un coup d'État contre l'État central. Pas de compromissions, pas de deals obscurs, pas de loyautés fabriquées dans les salons. Sa ligne est claire : indépendance totale, responsabilité historique et avenir des enfants. « Le fils est calme, il parle peu, mais quand il rugit, il n’a peur de personne », a-t-il averti, visant ceux qui ont confondu retenue et faiblesse.
Cette montée de ton trouve son origine dans un épisode désormais célèbre à Danané : sa visite au domicile du mentor des députés sortants, qui lui a demandé , au nom d’une prétendue “commission politique du président de la république” , de retirer sa candidature au profit des poulains du RHDP. Une tentative de mise au pas poliment écoutée, puis sèchement rejetée. Réponse du docteur : ce n’est pas en s’effaçant devant des héritiers désignés qu’on sert le président, mais en gagnant sur le terrain, avec le peuple.
Depuis, la campagne a basculé. Le candidat discret est devenu incontrôlable pour le système. L’outsider parle fort, rassemble large, et oblige ses adversaires à sortir de leur confort. Les certitudes d’hier se fissurent, les alliances tremblent, et les manœuvres de couloir peinent à masquer la fébrilité ambiante.
À Danané, une chose est désormais évidente : le fils est revenu, il ne demande plus la permission, et il est bien décidé à régler ses comptes avec l’immobilisme politique.
Le calme est fini. Le rapport de force est lancé.
Franck Sami
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