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Le Tonkpi en alerte maximale : nominations en approche, ambitions sous surveillance
Politique

Le Tonkpi en alerte maximale : nominations en approche, ambitions sous surveillance

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Journaliste

04 January 2026 675 lectures
Comme le veut la tradition républicaine , aussi immuable que la saison des pluies , l’après-élections rime toujours avec nominations, calculs et espoirs savamment entretenus. À peine les législatives et la présidentielle rangées dans les archives que le président de la République s’attelle à son exercice favori : redistribuer les cartes du gouvernement pendant que, à l’Assemblée nationale, les élus s’essaient à la gymnastique des postes. Dans la grande région du Tonkpi, l’ambiance est donc à la veille généralisée. Ici, on ne dort pas vraiment : on guette. On ne parle pas fort : on murmure. Et surtout, on espère. Espérer quoi ? Quelque chose. Le mot est vague, mais l’ambition est précise. Un poste ministériel, une direction générale, une nomination stratégique, une promesse différée, ou à défaut, une reconnaissance symbolique pour services rendus à la République ... ou du moins au parti. Car après tout, obtenir 8 députés sur …
Comme le veut la tradition républicaine , aussi immuable que la saison des pluies , l’après-élections rime toujours avec nominations, calculs et espoirs savamment entretenus. À peine les législatives et la présidentielle rangées dans les archives que le président de la République s’attelle à son exercice favori : redistribuer les cartes du gouvernement pendant que, à l’Assemblée nationale, les élus s’essaient à la gymnastique des postes. Dans la grande région du Tonkpi, l’ambiance est donc à la veille généralisée. Ici, on ne dort pas vraiment : on guette. On ne parle pas fort : on murmure. Et surtout, on espère. Espérer quoi ? Quelque chose. Le mot est vague, mais l’ambition est précise. Un poste ministériel, une direction générale, une nomination stratégique, une promesse différée, ou à défaut, une reconnaissance symbolique pour services rendus à la République ... ou du moins au parti. Car après tout, obtenir 8 députés sur 12, même si hier on en comptait 11 sur 12, cela mérite bien compensation, non ? La fidélité, surtout lorsqu’elle s’exprime en bulletins de vote, a un prix. Et chacun estime avoir payé sa part. Les langues se délient donc en coulisses : — “On a tenu la région.” — “On a limité les dégâts.” — “Sans nous, c’était pire.” Autant d’arguments valables dans ce grand marché politique où l’on négocie moins des idées que des équilibres. Dans le Tonkpi, tout le monde veille pour ne pas se laisser surprendre. Être surpris, en politique, est une faute grave. Cela signifie que le train est passé, que les wagons sont pleins et que l’on est resté sur le quai à regarder les autres partir avec les valises. Alors on surveille les communiqués officiels, on décrypte les silences, on interprète les sourires présidentiels et on compte les noms qui circulent ...parfois plus vite que les décrets eux-mêmes. Car ici, l’espoir est une discipline collective, et la patience une stratégie. En attendant, le Tonkpi observe. Avec insomnie, avec méfiance, et surtout avec cette certitude profondément ancrée : en politique, personne ne donne rien… mais tout le monde attend quelque chose. Franck Sami

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